Devant la nécessité d'occuper les curistes, les promoteurs de la station firent un inventaire des ressources touristiques sur un rayon de 20 km autour de la station et c'est ainsi que dès 1877, une délégation du Club Alpin Français de Chambéry est reçu à la Bauche par le fils du comte de Castigliole et va passer une après midi dans la grotte des Echelles dont on entrevoit l'avenir touristique. La station ne prendra pas les initiatives de l'aménagement mais elle garantira un afflux de visiteurs vers les grottes, et apportait donc une condition nécessaire à la mise en tourisme des grottes.
Les curistes de La Bauche ont ainsi été les premiers à visiter les grottes des Echelles à la fin du XIXe siècle.
Aujourd'hui évidemment la station n'existe plus. Elle ferma ses portes dans les années 30.
Un autre élément important dans la mise en tourisme des grottes est leur localisation qui leur permettaient de capter des flux préexistants grâce à la RN6 reliant Chambéry à Lyon à laquelle le site est accolé.
Le site profite également de flux touristiques avec notamment la présence du monastère de la Grande Chartreuse et aussi d'une clientèle captive avec comme nous l'avons vu les curistes des différentes stations thermales comme la Bauche ou dans le bassin Chambérien Challes les eaux et Aix les Bains.
Les conditions étaient donc réunis pour mettre en tourisme les grottes il y avait une demande des stations thermales et des flux prééxistant pouvant être captés, il fallait maintenant aménager les grottes.
Les propriétaires des grottes était à l'origine la famille Périnel riche famille très influente un des membres était maire de la ville des Echelles et possédait en outre la briqueterie de Saint Christophe la Grotte dont il subsiste aujourd'hui la cheminée.
Grâce à ses nombreuses relations notamment à Chambéry, la famille Périnel créa dès 1884 la société anonyme des grottes des Echelles dont on voit ici une des 120 actions.

Source : Action numéro 109 de la société des Echelles
Archive communale de Saint Christophe La Grotte. |